Une journée dans ma tête d’anxieuse

Avant de commencer à lire ce bout de ma vie, je t’invite à t’ouvrir l’esprit. Je n’exagère rien dans ce qui suivra, je ne l’écris pas pour que l’on me prenne en pitié non plus. Je l’écris pour mettre sur papier la lourdeur qui flotte dans ma tête, pour la rendre tangible, effaçable, modifiable. Je l’écris pour en reprendre le contrôle.

J’ouvre les yeux parce que mon bébé est réveillé, mais aussi parce que je me demande si ça n’est pas parce qu’il y a quelqu’un qui est entré chez moi et qui essaie de me l’enlever. Scénario catastrophe vous me direz, oui. C’est néanmoins avec ce genre d’idée que je dois partager ma tête durant chaque période d’éveil et de sommeil depuis aussi loin que je me souvienne. Je regarde sur la caméra avant d’aller le chercher et je me rapelle de faire attention quand je monte l’escalier pour ne pas me prendre les pieds, l’échapper et le blesser à cause d’une erreur stupide de ma part. Je regarde où je mets les pieds.

C’est l’heure de faire à déjeuner. Je m’assure que ce que j’utilise n’est pas chaud avant de le toucher, je ne mange pas de trop grosses bouchées au cas où je m’étoufferais. Qui prendrait soin de mon bébé si je finissais sur le sol ce matin? Combien de temps passerait avant que quelqu’un s’inquiète de ses pleurs et vienne le nourrir. Je prends des petites bouchées.

Je lui donne aussi des petites bouchées puisqu’avec la température d’aujourd’hui, je ne voudrais pas devoir m’aventurer sur les routes parce que je dois me rendre aux urgences, où il y aurait une foule de gens malades et contagieux qui pourraient me transmettre à moi ou à bébé un virus mortel qui nous séparerait pour une période interminable, qui lui donnerait du lait? Je le nourris à petite bouchée.

Je vais lui changer sa couche et ne le quitte pas des yeux, je ne voudrais pas qu’il se retourne et tombe, se heurte la tête au sol de céramique, je ne me le pardonnerais jamais s’il se blessait parce que je suis trop dans ma tête pour garder le focus, je garde le focus.

On doit aller en voiture et à chaque virage serré je me dis toujours de ralentir comme ça, si quelqu’un arrivait trop vite ou trop large, j’aurais le temps de réagir, de freiner de prendre les champs au lieu de me faire ramasser avec bébé par un camion ou une voiture conduit par un irresponsable, pourquoi suis-je la seule qui pense aux autres quand je conduis? Je conduis pour les autres.

Je ne roule pas trop vite ni trop lent, je fais mes arrêts comme il faut parce que je ne veux pas me faire arrêter, au cas où ça n’est pas une vraie police qui me demande de me ranger, mais quelqu’un qui me veut du mal? Pourquoi prendre la chance de me faire violenter par des imposteurs quand je peux seulement rouler doucement et de façon securitaire? Je conduis prudemment.

Je vais au magasin et je me fait sourire ou parler ou arrêter en chemin par de simples clients comme moi, mais j’ai toujours une petite crainte. Et si ces gens voulaient me faire du mal? Voulaient m’emmener de force, et si je lâchais des yeux quelques secondes la poussette et qu’un étranger mal intentionné partait avec mon bébé? Et si une pente était devant le panier et que j’oubliais de mettre les freins et que bébé dévalait à toute allure cette côte pour terminer sa course devant des voitures. Je mets les freins.

Mon copain est sorti avec les amis et je dois me coucher toute seule en bas, avec bébé dans la chambre voisine. J’entends des bruits, je sais que ce sont les souris dans les murs, mais je doute, est-ce que c’était une voix? Et si quelqu’un entrait chez moi? Où est-ce que j’ai placé mon bat de baseball? Un couteau près? S’il arrivait par les escaliers, est-ce que j’aurais le temps de prendre bébé et sortir par la fenêtre? Est-ce que j’ai ce que ça prend pour le confronter? Et si je ne l’entendais pas arriver et qu’il me prenait bébé? Est-ce que j’ai bien poussé la porte pour que la serrure soit bien verrouillée? Vérifié les fenêtres? Regardé dans le placard? Je garde un œil ouvert jusqu’à ce que mon amoureux revienne.

En pensant que la nuit m’offrirait une pause, je m’endors et rêve à tous les scénarios catastrophes évités de la journée. Je cristallise mes habitudes qui réussissent à nous garder en vie et je deviens de plus en plus rigide. Je fais de l’évitement, du déni, et autres mécanismes pour gérer mon anxiété alors que ça ne fait que l’alimenter.

Dans ce cours texte je vous ai parlé des scénarios les plus communs, ceux que je vis chaque jour. C’est sans parler de ma vie sociale, mes craintes face aux perceptions des autres, ma certitude de ne jamais être à la hauteur. C’est sans parler de la pression constante que je me mets quant à ma vie professionnelle et scolaire. C’est sans parler des cicatrices que certaines blessures du passé ont laissées derrière et qui ont chacune leur petite voix qui se mêlent à ma chorale interne.

Pourtant, je ne semble pas “si pire que ça” quand on demande à mes proches. Je suis productive, altruiste, spontanée et j’utilise habituellement une ponctuation réglementaire (bravo à ceux et celles qui ont reconnu le manque de ponctuation et de syntaxe comme une façon de représenter le rythme de ma tête).

Si tu as un anxieux dans ta vie, demande lui de te jaser d’un de ses scénarios. Ne le confronte pas à la réalité ou à la probabilité que ça ait lieu. Entends la peur, la souffrance de devoir partager son esprit avec des cauchemars aussi terrorisants, que perturbants à longueur de journée. Offre lui une écoute sans jugement et offre ton support. C’est tout ce dont moi j’aurais besoin.

Ce qui est particulier, c’est que la grande majorité d’entre nous ont ce genre de pensées intrusives, mais elles viennent et repartent sans laisser de trace. Chez les anxieux, ces pensées deviennent obsessionnelles puisqu’on essaie de les contrôler. Elles nous font vivre de la culpabilité, de la honte, de la paranoïa. Quelques-uns développent aussi des compulsions, des gestes ou défenses cognitives pour diminuer l’anxiété générée par ces pensées horribles.

Sur ce, notez que je vais bien. Je ne fais presque plus d’évitement et je deviens de moins en moins rigide et effrayée par la vie. Avec les recherches qui énoncent que le stress se transmet (je simplifie beaucoup ici), je ne veux pas que bébé hérite de ce trait. Prendre soin de moi c’est aussi prendre soin de lui!

J’ai besoin de faire autre chose

Depuis que je suis devenue maman, une seule chose me tourne dans la tête sans arrêt: le bien être de mon bébé. Comment je devrais le nourrir, le vêtir, le bercer ou non pour l’endormir, le faire boire au sein ou à la bouteille, etc. Ce qui est bien quand on vit dans une société occidentale? Tout le monde a un opinion à te forcer dans l’oreille. Comme si les multiples voix de ma conscience n’étaient pas assez nombreuses! Maintenant, je dois ajouter les voix de Ginette et Marcel qui me disent que de laisser pleurer bébé, ça renforce les poumons…

Avant que mon centre gravitationnel ait passé de l’égocentrisme léger à ne vivre que pour être mère, j’avais un plan qui me paraissait parfait: Avoir des objectifs en dehors de mon rôle de mère.

**Introduire ici le conseil aux femmes enceintes de leur premier enfant: ne faite pas de plan!**

Donc, je me suis inscrite à 3 cours universitaires, parti un blogue, une petite business, une chaîne YouTube et acheté plus de livres que nécessaire pour garnir ma pile à lire “durant l’allaitement” (oh boy à quel point j’ai été naïve).

Cela fait donc 5 mois et demi que je suis maman et j’ai lu une vingtaine de livres (pour enfants), passé mes trois cours universitaires (en oubliant carrément un examen de ma mi-session et avec des notes qui me déçoivent atrocement), j’ai fait des vidéos sur ma chaîne YouTube (entre les siestes et les pleurs j’arrivais parfois même à les éditer durant l’allaitement!), je ne fais pas encore beaucoup d’argent avec ma business et j’écris des blogues lorsqu’une idée me traverse la tête juste avant d’aller dormir (à 7:30pm).

Est-ce que je regrette tout cela? Non. J’ai besoin de faire et d’être autre chose qu’une maman. J’ai besoin que d’autres qualitatifs me décrivent, j’ai besoin d’exister en tant que personne.

** Ici dire la vérité et avouer que cela m’a pris 4 mois avant de faire garder bébé 4 heures un dimanche matin et que je n’ai pris que 4 soirées pour moi parce que je m’ennuie trop de lui**

Même si mon rôle de maman me rend extrêmement heureuse, ce rôle à lui seul ne peut faire de moi une femme complète et comblée. Je veux être capable d’être une femme, une amoureuse, une lectrice, une passionnée, une paresseuse, une entrepreneure, et me donner de l’espace pour être beaucoup d’autres choses dans les prochaines années. Je ne le fais pas pour me changer les idées, ni pour oublier mes responsabilités. Je le fais pour plus apprécier mon rôle de mère puisqu’il devient une partie de moi que je choisis chaque jour et non une tâche que je m’afflige. Puisque je me donne de l’espace pour être, je peux faire le choix d’être une maman heureuse pour bébé.

Bon, c’est l’heure d’aller me coucher avant que bébé décide de faire une mauvaise nuit et que mes plans d’avoir de l’énergie pour demain deviennent un rêve pour une autre fois!

Un guide cadeaux indigénisé – Enfants

Des jolis cache-couches pour les petits trésors qui vous entourent

https://awasisboutique.ca/collections/all-products/products/12-month-onesie

Une belle façon de célébrer les différents anniversaires avec de beau t-shirts pour enfants!

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Des Moccasins de Manitoba Mukluks

Beaucoup de styles différents sont disponibles!

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Un joli poncho pour garder vos minis au chaud entre les saisons ou en camping!

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Une coccinelle au Nunavik – Par Isabelle Larouche , Christine Sioui Wawanoloath

Nichée au creux d’une pomme de laitue, une coccinelle se retrouve par hasard au Nunavik. La minuscule aventurière en profite donc pour découvrir un village nordique et ses alentours.

https://www.leslibraires.ca/livres/une-coccinelle-au-nunavik-isabelle-larouche-9782924279175.html

Hannenorak et les rêves Par Jean Sioui , Manon Sioui

Les rêves d’Hannenorak se cachent sous son lit pour mieux dormir. La nuit venue, les rêves du jeune Wendat reprennent vie et l’emmènent dans des mondes fantastiques et magiques, où les bleuets et les lucioles parlent, où les roches nagent et les arbres rient!

https://www.leslibraires.ca/livres/hannenorak-et-les-reves-jean-sioui-9782923926223.html

L’ambassadrice de la paix : Thanadelthur PAR David Alexander Robertson

Quand Cole se fait prendre à dessiner en classe, son enseignant décide de lui imposer un travail supplémentaire : il aura à faire une présentation orale sur une figure marquante de l’histoire autochtone. Cole est prêt à tout pour éviter de parler devant la classe, même à feindre d’être malade, jusqu’à ce qu’il découvre l’histoire exceptionnelle de Thanadelthur, ambassadrice de la paix entre les Cris et les Dénés et interprète du gouverneur de Fort York.

https://hannenorak.com/catalogue/lambassadrice-de-la-paix-thanadelthur/

La ronde des saisons atikamekw PAR Hélène Chapdelaine

https://hannenorak.com/catalogue/la-ronde-des-saisons-atikamekw/

Louis Riel Par Louise Tondreau-levert , Jocelyn Jalette

La lecture de ce livre sur Louis-Riel transportera les jeunes lecteurs bien au-delà des dates et des faits historiques. La vie de cet homme hors du commun dévoile de grands pans de l’histoire de l’Ouest canadien. Grâce aux courtes bandes dessinées, ils y découvriront le quotidien du célèbre Métis et de ses compagnons.

https://www.leslibraires.ca/livres/louis-riel-louise-tondreau-levert-9782924279069.html

Les bas du pensionnat : une histoire vraie PAR Jordan-Fenton, Christy

Curieuse et entêtée, sachant qu’elle y apprendrait à lire comme sa soeur, Olemaun Pokiak demande à ses parents de l’envoyer à l’école des Blancs. Après plusieurs refus, son père fléchit, mais la prévient que la vie au pensionnat catholique d’Aklavik ne sera pas rose.

https://www.communication-jeunesse.qc.ca/livres/les-bas-du-pensionnat-une-histoire-vraie/

Un casse-tête de chez Strong Nations

Plusieurs modèles sont disponibles!

https://www.strongnations.com/store/item_list.php?it=60&cat=3424

Une jolie peluche de chez Strong Nations

Plusieurs modèles disponibles!

https://www.strongnations.com/store/item_list.php?it=60&p1=3424&cat=3284

**Aucune collaboration n’a été fait en échange d’argent ou de produits**

Un guide cadeaux indigénisé – Adultes

Une création sur-mesure de ks custom creations

Cette femme s’assure de rendre réalité vos idées d’impression sur toile, chandail, couverture, chaussettes, etc.

Pour commander, visitez son compte Etsy ou contactez-la sur son Instagram!

https://www.instagram.com/ks.custom.creations/

https://www.etsy.com/ca/shop/KsCustomCreationsCA

Les accessoires de D. Daye Hunter Designs

Sacs à dos, pochette à ordinateur portable, autocollants, vêtements, etc.

J’ai commandé plusieurs fois de son site, vous pouvez la contacter pour faire ajuster les frais de livraison pour le Québec!

Sa boutique en ligne réouvrira le 15 novembre!

https://www.instagram.com/ddayehunterdesigns/

Une pièce d’art engagée imprimée de Moe Butterfly Art

Un artiste engagée et talentueux pour indigéniser vos décors!

Pièce d’arts sur la beauté autochtone, la diversité de genre et d’orientation sexuelle, etc.

https://www.etsy.com/shop/MoeButterflyArt

Bijoux faits à la main de Reclaiming Roots

Des Bijoux uniques faits avec beaucoup de passion

https://www.instagram.com/reclaiming_roots/

Du travail de billes fait par Flourish and Grow

Boucles d’oreilles, attaches, travail sur vêtements, etc!

https://www.etsy.com/shop/flourishandgrowshop

Un maginifique foulard de B. Yellowtail

Sur son site web, vous trouverez une multitude de produits, d’accessoires, de vêtements pour femmes, etc.

Un sac de Mini Tipi

Sur le site web, vous aurez accès à une multitude d’autres produits comme des vêtements, des produits pour les enfants et pour les bébés ainsi que des couvertures!

La collection d’hiver arrive bientôt!

https://minitipi.ca/

Un abonnement mensuel au Club des boucles d’oreilles de Moonstone Creations

Puur 45$ par mois, offrez une paire originale de leur création! Elles sont aussi disponibles individuellement.

https://moonstonecreation.ca/earring-of-the-month-club/

Du thé de Tea Horse

Plusieurs variétés sont disponibles, assemblées à la main!

https://www.teahorse.ca/shop/

Un capteur de rêves pour la voiture de Val’s Quilt Fabric

Plusieurs couleurs sont disponibles.

Faits à la main!

https://valsquiltfabric.com/wp/product/dream-catcher/

Une couverture de Boy Chief trading company

De superbe couvertures aux motifs tribaux.

https://boychieftrading.com/?fbclid=IwAR30-8f-bGdz0L11eQOJD7JVCNQQSa_ZDg6x06Qavz-mBcg6YmPiyYnFAgU

Une chandelle à massage de Decolonized Daughters

sur son site web, vous trouverez aussi des produits pour le corps, des huiles essentielles à rouler, des thés pour le bain et autres produits pour prendre soin de vous!

https://decolonizingdaughters.ca/shop/

Un chapeau fait par Thunder Voice eagle

Prochain lancement: le 23 novembre!!! À ne pas manquer, les chapeaux partent très rapidement.

Sur leur site web, vous trouverez des masques, des vêtements, des oeuvres d’arts, etc.

https://www.thundervoiceeagle.com/product-page/hat-415-broken-arrow-series

Un foulard “hoodie” de Makwa Studios

Des tuques, des “beanies”, des tuniques et autres sont aussi disponibles sur le site web!

http://makwastudio.com/makwaclassics/feather-hoodie-scarf-with-tassels

Une paire de moccasins de Manitoba Mukluks

Lorsque ces jolies chaussures traditionnelles sont achetées à une compagnie autochtone, ça n’est pas de l’appropriation culturelle, donc gâtez-vous!

Une section femmes, hommes, enfants et d’autres accessoires sont aussi en vente sur leur site!

https://www.manitobah.ca/collections/moccasins/products/tipi?variant=138198472

Des produits cosmétiques de Cheekbone Beauty

En achetant de cette compagnie vous supportez une compagnie autochtone et vous supporter l’éducation autochtone!

Plusieurs produits cosmétiques disponibles!

https://cheekbonebeauty.ca/products/askihk-rose

Bombes pour le bain de Sequoia Soap

PLusieurs collections et plusieurs produits sont aussi disponibles!

Parfait pour vos bas de Noël!

https://shop.sequoia.ca/collections/sweetgrass/products/sweetgrass-bath-bomb

** Aucune collaboration n’a été faite avec ces compagnies en échange de publicité**

Prendre soin de soi c’est pour les riches

En ces temps de pandémie, on entend de plus en plus parler de l’importance de prendre soin de soi, de prendre du temps pour s’adonner à des hobbies, de se faire des petits plaisirs, d’acheter local, etc. Qu’arrive-t-il lorsque nos moyens ne nous permettent pas ce genre de luxe? Quand on a déjà de la difficulté à boucler le mois, quand on vit à crédit pour remplir le frigo, quand on a à peine de quoi manger trois fois par jour? Prendre un bain moussant aux chandelles avec un verre de notre vin préféré n’est pas une priorité et ne se retrouve pas dans nos moyens.

Les chiffres

37% des Québécois vivent avec moins de 25 000$ par année.

29% des Québécois vivent avec moins de 50 000$ par année.

14% des Canadiens vivent en dessous de la barre du faible revenu. (En dessous de 22 000$ par année)

Plus de 1,2 millions d’enfants Canadiens se retrouvent dans des ménages à faible revenu.

12% des aînés Canadiens se retrouvent aussi sous la barre du faible revenu.

Sources: Site Internet de Revenu Québec et Ici Radio-Canada

La santé mentale quand on est précaire

Malheureusement, la santé mentale passe en deuxième pour tous les ménages québécois et canadiens qui vivent sous la barre du faible revenu puisqu’ils doivent remplir leurs besoins physiques de base: se loger, se nourrir, se vêtir et s’assurer de leur sécurité. Beaucoup de gens ont dû continuer à travailler au front à des salaires médiocres durant la crise parce qu’ils n’avaient pas les moyens d’arrêter (croulent sous les dettes, loyer ou comptes en retard, etc). D’autres n’ont pas eu le choix d’arrêter de travailler (fermeture des écoles et services de garde, mise à pied, etc) et cela les a placé dans des situations encore plus précaires.

Maintenant, imaginez être à leur place et entendre le gouvernement dire à la population qu’il faut prendre soin de soi, qu’il faut prendre des marches et se couler un petit verre de vin alors que tu manges du Kraft Dinner pour la troisième fois cette semaine… Imaginez voir sur les réseaux sociaux tous les gens qui se font des bons cafés spécialisés, se font livrer du Uber Eats de leur restaurant préféré, prennent des bains avec des produits hors de prix, qui se planifient une fin de semaine au chalet “pour décrocher de tout le stress qu’ils vivent”…

Je ne dis pas cela pour vous faire culpabiliser, je profite de tous ces privilèges de ma classe sociale autant que vous, mais je voulais prendre la peine de nommer que c’est vraiment un privilège que d’avoir le temps de prendre soin de sa santé mentale. En ce moment, les lignes d’appel des centres de crises explosent, les surdoses ont augmenté, la dépression, l’anxiété s’enracinent profondément dans la vie de beaucoup de gens. Il faut le reconnaître, le nommer et agir.

Comment agir?

Faire un don de produits spéciaux à votre banque alimentaire municipale (faire des petits kits de luxe)

Offrir de garder les enfants de quelqu’un dans votre entourage

Demander aux aînés du coin s’ils veulent aller prendre une marche avec vous

Dire bonjour aux gens que vous croisez et rester poli avec TOUT LE MONDE. La vie est assez dure comme cela, essayons d’être humain!

Donc..

Oui, le “self care” c’est pour les riches, les biens nantis. Mais une bonne santé mentale peut être encouragée si on prend l’habitude de prendre soin des gens autour quand on a les moyens de le faire.

L’entraînement au sommeil – Notre expérience

Un James bien heureux de faire de belles nuits!

La première idée qui m’est venu en tête lorsqu’une amie m’a parlé d’entraînement au sommeil était celle d’une mère dépassée qui laissait pleurer son bébé pour avoir un peu de sommeil. Je ne juge pas celles qui prennent cette technique, mais ça n’en était pas une qui concordait avec mes valeurs. Lors du quatrième mois de James, mon monde s’est écroulé! Poussée de croissance, régression du sommeil, reflux acide, en voulais-Tu des problèmes, il les avait tous! Toutes ces phases et difficultés avaient évidemment un impact important sur son sommeil et du fait même, le mien. Durant 3 semaines, je ne pouvais dormir plus de 2 heures consécutives, il refusait de dormir ailleurs que sur moi et avait besoin de moi pour se rendormir à chaque fois… J’étais épuisée.

Ça n’est jamais facile pour une nouvelle maman de demander de l’aide, orgueil ou désir d’être capable toute seule… Quand ma patience et mon humeur ont atteint des bas fonds jamais vus , j’ai décidé de consulter une spécialiste en sommeil des enfants. J’étais hyper résistante sur beaucoup de points et elle a pris le temps pour m’expliquer le pourquoi du comment de chaque geste, chaque réaction de bébé et toute l’idéologie et la science derrière la technique qu’elle allait m’enseigner!

Destruction des préjugés que j’avais

Dans ma tête à moi, un bébé n’avait pas besoin d’apprendre à dormir, ça allait faire son temps et, avec sa maturation, il allait reprendre des cycles plus typiques. Voyez-vous, mon bébé dormait 6 heures consécutives dès la semaine 3 et je ne voyais pas pourquoi il ne recommencerait pas de lui-même. Le problème: j’avais fait tout ce qu’il ne fallait pas faire pour l’aider à dormir seul. Je ne le savais pas, mais je lui apprenais à avoir besoin de moi ou de “béquilles de sommeil” qui sont à la base de son incapacité à dormir plus de 2 heures seul la nuit et plus de 20 minutes le jour s’il n’était pas dans mes bras…

La base

Donc avant même de commencer à m’apprendre la technique, Char (la consultante), m’a demandé d’adapter la chambre de James à ses besoins réels: pas de lumière (même pas la petite veilleuse cute que je lui avais acheté), une machine à bruits blancs à cote du lit, pas de suce, pas de toutous, pas de doudou, une gigoteuse (ou un sac de sommeil si on veut le bon terme), et une chaise confortable pour toi juste à côté de la bassinette.

Elle m’a donc expliqué que les bébés naissent avec la capacité de s’endormir seuls. C’est nous, à force d’amour, que nous leur apprenons à avoir besoin de nous ou de “béquilles de sommeil”, c’est-à-dire les suces, les toutous, les veilleuses, la chaise berçante, le sein, etc. En les habituant à avoir tout cela au moment de tomber endormi, ils ressentent le besoin de les avoir lors du passage entre les cycles de sommeil. Le problème: un bébé de 4 mois ne peut pas prendre la suce et la remettre dans sa bouche de lui-même, il ne peut pas faire apparaître un sein et il ne peut pas se bercer tout seul. Donc? Il se réveille en criant à l’aide pour que maman vienne le rendormir.

Le processus

La première nuit, attaché y’a tuque avec de la broche, du tape gris et des tie wraps parce que c’est difficile de ne pas plier. On doit laisser bébé dans sa bassinette et rester près de lui à le flatter, lui parler, lui tapoter les fesses, essayer toutes les techniques possibles SANS le prendre dans ses bras ou lui donner les béquilles de sommeil habituelles. Je dois admettre ici que j’ai pris James dans mes bras 3 fois lors de la première nuit parce que je trouvais cela trop dur. Ce n’est pas la fin du monde, mais ça fait en sorte que James a compris que s’il pleurait assez fort, j’allais plier… donc la première fois que je l’ai mis au lit, il a pris 1h15 à s’endormir. Il a dormi 6 heures consécutives, a bu, s’est rendormi avec mon aide en 30 minutes et a fait encore 6 heures.

Il a rapidement pris l’habitude de téter ses doigts au lieu de la suce (son sevrage aura duré 20 minutes hihi), après 40 minutes, j’ai réalisé que James se calmait et arrêtait de pleurer quand il était sur le ventre et que je lui tapotais les fesses. La première nuit était passée et les nuits suivantes ont été en s’améliorant! Maintenant James peut dormir 9 heures consécutives, se réveille pour un boire et dort 2-3 heures. Nous travaillons maintenant sur les siestes! Le truc? Trouver le bon temps de réveil!

Le temps de quoi?

Une autre chose que j’ai apprise? James ne dormait pas assez durant le jour! En effet, on ne doit pas se fier à un horaire selon des heures, mais plutôt au temps que le bébé est réveillé. Pour mon James, les deux premiers jours, je le recouchais après 1h15 d’éveil le matin, puis 1h30, 1h45, etc. Après deux semaines, il a des périodes d’éveil qui varient entre 2 heures et 2 heures et demie. Ainsi, il n’est pas trop fatigué pour s’endormir seul et il est assez fatigué pour avoir besoin d’une sieste.

Les difficultés rencontrées

Comme je l’ai mentionné plus haut, j’ai eu beaucoup de résistance par rapport à certains éléments. Je ne voulais pas le mettre dans une gigoteuse parce que j’avais peur qu’il se sente coincé, maintenant j’adore!! Il ne se réveille plus parce qu’il a froid!! Je ne voulais pas non plus arrêter de l’endormir au sein… C’était nos petits moments à nous… puisque je l’endormissais au sein, il avait enregistré qu’il avait besoin du sein pour s’endormir et il avait associé le sein au sommeil donc il s’endormirait toujours au sein et ne complétait pas ses tétées. Résultat: j’allaitais aux 45 minutes! Je n’ai pas non plus suivi le plan exact au niveau de la transition vers l’autonomie complète. Je l’endors encore avec des petites tapotes sur les fesses et restes à ses côtés jusqu’à l’endormissement. Je trouvais qu’il n’était pas encore prêt (lire ici: la maman poule en moi n’était pas prête).

L’accompagnement

La consultante (tu trouveras ses coordonnées à la fin de l’article) a été disponible, bienveillante, patiente et à l’écoute. Elle trouvait des alternatives qui concordaient à mes besoins, aux besoins de James et elle ne paraissait jamais dérangée par mes résistances. Elle a bien pris le temps de tout nous expliquer, nous a fourni des outils, des liens et des preuves scientifiques qui appuyaient sa technique. Le programme a duré 2 semaines et elle s’assurait du déroulement et des progrès à chaque jour.

Cet article n’est pas commandité par la compagnie nommée

https://www.catchingfirefliessleep.com/

catchingfirefliessleep@gmail.com

Travailler les habiletés organisationnelles

Le début de l’année est arrivé et chacun chacune reçoit ses élèves pour la première fois. On pense que nos nouveaux enfants auront appris un système d’organisation, mais on se rend rapidement compte que soit ils n’ont pas appris la même, soit qu’ils n’en ont pas appris du tout ou qu’ils ont tout oublié durant le long été 2020…

Par quoi commencer pour que l’année se déroule bien? Est-ce que cela vaut vraiment la peine de leur apprendre les compétences de base de l’organisation? Quels impacts cela pourrait avoir?

Je vous parle ici des 5 habiletés organisationnelles que je travaille avec mes élèves, basé sur des recherches que j’ai faites rapidement et sur les connaissances apprises à l’école et sur le plancher!

Pourquoi travailler les habiletés organisationnelles?

Avant de me lancer dans l’explication du programme que j’applique, je dois vous expliquer le raisonnement derrière celui-ci. Tout d’abord, de bonnes habiletés organisationnelles favorisent une meilleure participation de l’élève dans son parcours scolaire, ce qui accentue sa réussite scolaire, son sentiment de compétence et ainsi son estime de soi. C’est presque de la magie!

De plus, pour l’enseignant, ça facilite la tâche sur le long terme puisque tous utilisent la même procédure, les mêmes codes, le même jargon. Les élèves ont donc droit à une enseignante plus reposée et plus disponible puisqu’elle n’est pas constamment en train de répéter à Alice de mettre son duo-tang rouge dans son cartable bleu tandis qu’elle dit le contraire à Jérémie.

La catégorisation

La catégorisation c’est d’être capable de classer les concepts, les mots, les idées dans les bonnes catégories et d’ainsi en faciliter sa compréhension et sa rétention. Les épreuves de lectures et de mathématiques sont donc plus faciles pour les élèves qui ont appris comment catégoriser de la bonne façon.

On peut enseigner les codes de couleurs pour la lecture, les notes de cours, les concepts dans une résolution de problèmes et dans l’organisation de son matériel scolaire. Si j’ai un conseil: afficher vos codes de couleurs OU ayez des aides mémoires dans les cartables correspondants. Plus le système est homogène dans la classe, plus les jeunes le comprendront.

La priorisation

La priorisation c’est d’être capable de classer en ordre d’importance et d’urgence des tâches à accomplir. Cette compétence doit être enseigner puisqu’il n’est pas logique pour tous les jeunes de faire ses recherches pour son projet d’éthique AVANT de travailler sur son affiche!

On peut utiliser des check-lists sur les bureaux des élèves, ou au tableau. Encore mieux, discuter avec les élèves de la procédure à adopter et de l’ordre de celle-ci pour leur faire développer cette compétence eux-mêmes!

La gestion du temps

Nous avons tous déjà vu un élève rempli de potentiel couler son épreuve de français écrit parce qu’il a mal géré son temps et n’a pas réussi à terminer sa version finale…

Donner des approximatifs aux élèves sur le temps à passer sur les tâches CHAQUE FOIS!!! Ils s’habitueront à voir les temps attribués à certaines tâches qui reviennent et s’en souviendront! Afficher une horloge et vous y référer, habituer les élèves à prévoir d’avance le temps d’une tâche.

Utiliser un agenda

Utiliser un agenda incorpore les 3 dernières compétences. Ils doivent catégoriser les tâches à faire, anticiper le temps prévu pour chacune et prioriser selon l’importance et l’urgence de chacune.

Au début, on doit le faire avec eux, mais pas seulement leur demander de copier un agenda au tableau. Faites les réfléchir sur quel devoir devrait aller à quel soit pour être prêt le mercredi, combien de soir ils doivent étudier pour le test d’univers social du vendredi, quel soir ils ont le temps de se voir pour travailler sur une présentation d’équipe.

Les élèves doivent apprendre à gérer leur propre horaire, même si cela prend plus de temps, au final, vous aurez moins de travail à faire!

Planification vers un but

Enfin, la planification vers un but permet aux élèves de se projeter dans l’avenir en utilisant toutes les compétences qu’ils auront développées et s’épanouir. Ils se sentent confiants, arrivent à catégoriser, prioriser, utiliser leur agenda et gérer leur temps. Ils ont donc tout ce qu’il faut pour identifier les étapes à suivre pour arriver à leurs objectifs et choisir des moyens en anticipant les difficultés qu’ils pourraient rencontrer.

Donc…

Donc voilà! Les jeunes ont besoin d’être bien organisé pour se sentir compétent à l’école! Si vous avez besoin de plus d’idées sûres comment travailler ses habiletés, visitez mes boutiques mieux Enseigner et Carrefour Pédagogique!

Le jeune au centre du processus d’écriture de son P.I.

À l’école où je travaille, je dois m’occuper, avec l’enseignante ressource et supervisé par la psycho éducatrice, d’écrire les plans d’intervention de tous nos élèves à besoins particuliers. Durant notre première année, nous avons remarqué que peu de gens étaient impliqués dans le processus et que les objectifs n’étaient pas réalistes ou adaptés au niveau de l’élève. Nous avons donc décidé de développer une nouvelle façon de faire. Je vous présente le tout ici, chaque étape que nous avons réalisée lors de la première année d’essai.

1- Prioriser nos apprentissages essentiels pour les 3 matières de base (français, mathématiques, anglais)

Cette étape a probablement été la plus ardue puisqu’il a fallu rencontrer chaque enseignant de chaque matière de base pour “faire le ménage” dans les apprentissages essentiels. Pour nous, ça n’était pas réaliste de s’attendre à ce que nos jeunes développent et maîtrisent chaque point. Nous avons donc priorisé ce que nous voulions que les élèves travaillent avec comme but final de réussir les épreuves ministérielles et de développer une qualité d’écriture, de lecture et de communication orale ainsi que les compétences en mathématiques suffisantes pour le cegep.

Par la suite, nous avons pris la quinzaine de pages restantes et en avons fait une grille de questions dans Google Form. Les enseignants, à la fin de chaque étape/année scolaire doivent remplir le questionnaire en quittant de 1 à 4 chaque savoir essentiel. Chaque niveau et chaque matière avaient leur grille.

2- Les évaluations

La partie des évaluations est très riche en informations et c’est pour cela que nous y avons mis beaucoup de temps et beaucoup de détails!

A- évaluation psycho éducative

À chaque 2 ans, nos élèves à besoins particuliers passent une série de tests psychoéducatifs et cognitifs afin d’avoir le plus d’informations possible sur ses forces et difficultés au niveau académique, de l’estime de soi et leur façon d’apprendre. Toute l’information recueillie est ensuite ajoutée au dossier de l’élève sous forme de résumé.

B- évaluation des apprentissages essentiels

À chaque fin d’année scolaire, les enseignants des a tirées de base de chaque élève à besoins particuliers remplissent la grille des savoirs essentiels en notant de 1 (ne maîtrise pas cette compétence) à 4 (maîtrise complètement cette compétence). Cette grille est remise aux nouveaux enseignants de l’année suivante ainsi qu’à l’équipe de PI pour la comptabilisation.

C- évaluation des fonctions exécutives

La dernière évaluation que l’on fait est au début de l’année scolaire. Nous envoyons une grille d’évaluation aux parents, aux enseignants (toutes les matières) et nous la faisons aussi remplir par l’élève. On questionne sur les fonctions exécutives pour s’assurer que le jeune a tous les outils nécessaires pour réussir à l’école. La gestion a du temps, la prise d’initiative, la persévérance, etc.

3- compilation dans un google sheet

Une fois toutes les informations recueillies, nous les comptabilisons dans une Google Sheet. Nous notons les forces et difficultés de l’évaluation professionnelle, nous notons les savoirs essentiels qui ont reçu la note de 1 ou 2, nous notons les fonctions exécutives qui ont reçu les notes les plus bases et nous notons les difficultés de comportements s’il y a lieu.

Ce document nous sert ensuite de base pour l’écriture du PI et pourra être modifié au cours des années, ce n’est que la première écriture qui est la plus longue. Nous avons bien identifié nos catégories pour faciliter le travail.

4- présentation des résultats aux parents

Afin d’impliquer les parents le plus possible dans le processus, nous présentons les résultats de ces évaluations dans une rencontre préliminaire. Nous invitons les professionnels nécessaires uniquement pour éviter l’effet de foule. Si d’autres tests pourraient être réalisés, nous en parlons aux parents dans cette rencontre. Nous leur expliquons le processus et prenons des décisions plus générales ensemble (récupérations, réalisme des objectifs, capacité de support à la maison, etc).

5- rencontre décisionnelles

C’est maintenant le temps de prendre des décisions par rapport aux compétences que le jeune priorisera durant l’année scolaire! Il n’est pas réaliste de vouloir développer TOUT ce qui est ressorti dans les évaluations, donc nous rencontrons les gens impliqués.

A- avec les enseignants

À la fin de chaque année, les enseignants remplissent la grille des savoirs essentiels et les remettent aux futurs enseignants. Dans les premières semaines de l’année, ils doivent choisir 3 savoirs essentiels par aire de compétence (écriture, lecture, communication orale par exemple) sur lesquels il aimerait que le jeune travaille ÉVENTUELLEMENT. Ces savoirs essentiels sont donc ajoutés dans le document de compilation comme étant les priorités d’apprentissages.

B- avec le jeune

Le jeune est ensuite rencontré par l’enseignante ressource et la technicienne en éducation spécialisée (c’est moi ça!) et elles lui présentent les différents résultats de manière générale. il doit ensuite choisir parmi les objectifs priorisés par les enseignants. Il choisit un objectif par matière pour un total de 3 objectifs académiques. Il choisit ensuite 1 objectif de fonction exécutive et/ou un comportemental.

Une discussion sur les différents moyens d’atteindre ces objectifs doit aussi avoir lieu dans cette rencontre. Est-ce que le jeune aime mieux avoir du temps de ressource avec nous (et durant quelle matière secondaire peut-il se le permettre?), aller en récupération, avoir une aide en classe, un pair aidant, des programmes?

Nous lui présentons ensuite les mesures d’accommodation auxquels il a droit selon l’évaluation professionnelle. Nous lui remettons une petite feuille aide-mémoire pour qu’il puisse s’assurer de lui-même que celles-ci sont respectées par les enseignants de toutes les matières.

6- écriture du PI

Nous pouvons maintenant écrire le PI avec les objectifs choisis par l’élève parmi la banque de savoirs priorisés par les enseignants. On révise le tout avec les professionnels pour s’assurer de leur implication dans les moyens et accommodations et on fait signer le tout.

7- présentation au parent par le jeune

Une dernière rencontre avec les parents et le jeune a lieu pour présenter le plan pour la première étape mais aussi pour présenter la suite des choses une fois que les savoirs sont maîtrisés. On s’évite ainsi des rencontres non nécessaires.

8- application et révision

Au fil de l’année, les enseignants et les professionnels gardent des traces dans le dossier de levé de chaque récupération, temps de ressource et ateliers donnés au jeune pour chaque objectif à travailler. Cela nous permet d’éviter de donner trop de temps à un ou pas assez à d’autres.

Une fois un savoir maîtrisé, une courte rencontre avec le jeune a lieu pour choisir un nouveau savoir et aussi pour célébrer l’atteinte de son objectif.

Donc..

Cela peut paraître comme étant beaucoup de travail, mais ça n’est que la première année qui l’est puisque nous avons dû créer tous les documents, grille, etc. À chaque année depuis, nous n’avons qu’à repartir de ce qui a été fait l’année précédente et d’ajuster.

Maintenant, nos jeunes connaissent leur PI par cœur, savent ce qui leur est dû comme accommodations, célèbrent leurs succès et prennent beaucoup plus de place dans leur cheminement!

Si vous avez des questions par rapport aux documents utilisés you notre processus, vous pouvez communiquer avec moi via creatheure.educative@gmail.com

La prévention des comportements perturbateurs par une gestion de classe efficace

La rentrée scolaire est à nos portes et nous sommes tous et toutes fébriles de rencontrer nos nouveaux élèves. Parmi eux se trouvent de nouveaux défis et de belles opportunités d’apprendre. Les premières semaines de classe sont primordiales pour fixer une ambiance et un fonctionnement de classe positif et qui encourageront les élèves à nous respecter nous et nos valeurs d’enseignement. Avant même d’installer un système d’émulation ou de réfléchir à la gestion de comportements, plusieurs petites actions peuvent être posées afin de prévenir les comportements perturbateurs.

1. Les valeurs de la classe

Je vous suggère fortement de décider les valeurs de la classe dès la première semaine AVEC vos élèves. En mettant l’emphase sur 2-3 valeurs et en y attachant des exemples de règlements venant d’eux, vous les impliquez directement dans le climat de classe. Assurez-vous d’afficher ces valeurs pour pouvoir vous y référer le plus souvent possible.

Qui dit règles dit conséquences. On se doit d’être constant, juste et cohérent dans l’application de celles-ci. Pour ma part, je fais un atelier avec les élèves dans lequel ils dessinent ou écrivent sur des cartons 1 conséquence de leur choix par valeur. Ensuite, chaque carton était placé dans la boîte de la valeur associée. Si Antoine ne respectait pas la valeur de la solidarité (en rejetant un ami de la classe en l’insultant par exemple), il devait aller piger un carton “solidarité” et appliquer la conséquence dans la journée. Les élèves y avaient placé des actions comme le ménage de la bibliothèque, laver les pupitres, écrire une lettre d’excuses, etc.

Voici une liste de valeurs qui peuvent être utilisées avec les élèves (il est important de les définir avec eux et de fournir le plus d’exemple possible: la solidarité, l’honnêteté, l’harmonie, le respect, l’initiative, l’écoute, l’effort, etc.

2. L’occupation de l’espace

Dans nos locaux, l’utilisation que l’on fait de l’espace peut déterminer en grande partie notre climat de groupe. Quel style d’enseignement Avez-vous? Prenez le temps d’expérimenter les styles! Rangs d’oignons, tables d’équipe, demi-cercle, assis par terre, divans, chaises berçantes. N’ayez pas peur de changer des élèves de place non plus (en leur expliquant seul à seul et à l’avance).

Aussi, prenez l’habitude de marcher votre classe lorsque vous enseigner et lorsqu’ils sont en atelier. Ils s’habitueront à vous voir le faire, vous sentiront présent pour eux et se sentiront moins ciblés lorsque vous vous arrêterez pour soutenir un élève dans ses apprentissages.

Nous ne le dirons jamais assez: évitez les transitions non structurées et planifiez vos déplacements, vos débuts et fin de cours! Les élèves ont besoin de se sentir encadrés et sentir que nous ne faisons pas les choses de manière aléatoire. Moins le quotidien de la classe est imprévisible, moins les élèves sont stressés et moins ils ont tendance à adopter des comportements perturbateurs.

3. La relation positive et significative

Un des aspects les plus important est la relation avec l’élève. L’élève doit nous faire confiance, doit sentir qu’il peut compter sur nous pour ne vouloir rien d’autre que son bien. Voici quelques petits trucs qui, selon moi, participent à construire ce lien.

Si j’ai un commentaire constructif à dire à l’élève, je le fais seul à seul, sans public. Je lui envoie donc le message que je tiens à respecter son amour-propre en évitant de l’humilier devant le groupe.

S’il ne respecte pas une consigne ou refuse de faire une tâche une première fois, je dois assumer que c’est dû au fait qu’il ne comprend pas et je lui donne une chance en clarifiant mes attentes. Ainsi, s’il ne comprenait pas, il sent que je veux l’aider.

Je prends la peine de faire du renforcement positif le plus souvent possible et de manière authentique. Ce que j’aimais faire, pour ma part, c’était de leur écrire un petit mot que je leur remettais avant de partir pour la fin de semaine sur lequel était écrit quelque chose de positif qu’ils avaient fait cette semaine en lien avec les valeurs de classe. Chaque élève, chaque semaine, se sentait vu, reconnu et apprécié.

Avoir du plaisir avec eux hors de la classe et hors de monde académique aide aussi l’élève à nous voir autrement. Sortez avec eux pendant une récréation, organisez une période film, invitez-les à rester dîner dans la classe, etc. Vous leur envoyez le message qu’ils comptent pour vous.

4. La communication avec les parents

L’opinion des parents sur l’école et l’enseignante de leurs enfants ont un grand impact sur l’attitude de l’élève envers nous. Je me suis mise au défi d’envoyer une communication positive par élève à chaque mois à leurs parents. C’est beaucoup de travail, mais les parents sont heureux d’en apprendre sur le quotidien positif que nous partageons avec leur enfant. Si un événement moins positif se produits, j’attrapais le téléphone et je leur en parlais de vive-voix. Le plus les parents sont impliqués, le mieux!

5. Le soutien de l’autonomie

Les enfants et les ados cherchent à devenir autonomes. Ils veulent dépasser les limites que les adultes leur imposent et résistent lorsqu’ils se sentent brusqués. Prenez l’habitude de leur offrir des choix, des menus d’options. Ils développeront une meilleure connaissance de leurs forces et leurs difficultés de cette façon, ils sauront user leur jugement critique et prendront éventuellement de meilleures décisions.

Porter une attention spéciale à vos élèves anxieux et ceux qui ont besoin de beaucoup d’encadrement en affichant l’horaire de la journée. Moins les élèves sont stressés, moins il y a de comportements!

6. L’enseignement des habiletés sociales

Dès le préscolaire, les élèves se doivent développer leurs habiletés sociales pour bien fonctionner en tant que futur adulte. La résolution de conflits, la communication, le leadership, le travail d’équipe, la participation communautaire, etc. Il n’est jamais trop tôt ni trop tard pour leur enseigner ces habiletés et cela aura un impact incroyable sur votre climat de classe.

Donc…

En passant par le fonctionnement global de la classe, la relation que l’on entretient avec nos élèves et leurs parents, l’aménagement de l’espace et du temps et par l’apprentissage des qualités du citoyen positif de demain, ça en fait des responsabilités sur vos épaules! N’oubliez pas que vous avez un rôle important à jouer dans la vie de chacun de vos élèves. C’est en grande partie par l’exemple que vous leur donnerez. Trompez-vous, excusez-vous, pardonnez, dites leur la vérité, soyez l’enseignant dont vous auriez eu besoin.

Bonne rentrée!

6 semaines post-partum: la relation avec mon corps

Après l’accouchement, les défis de l’allaitement et la convalescence de ma césarienne, voilà que je me retrouve à avoir plus de 5 minutes devant un miroir et je regarde mon corps, 6 semaines post-partum. C’est une réalité, mon corps a changé. Je vois du positif, je vois de la moltitude et je vois ma cicatrice. Laissez-moi vous en parler en toute honnêteté…

Photo à 4 semaines postpartum à La Maison Lavande

Le positif

Je vais être franche, je pensais que j’allais devoir mettre beaucoup d’efforts pour retrouver mon chiffre sur la balance (ici je ne le dévoile pas pour ne pas créer chez vous une comparaison, chaque postpartum est différent). Voilà que mon 45 lbs pris est aussitôt reparti! Seulement, j’ai l’impression que mes bras sont moins gras, mes mollets aussi, je me dis WIN!

Deuxième point positif: j’ai maintenant de la poitrine! Depuis mes 12 ans, je rêve d’avoir assez de seins pour remplir au moins un soutien-gorge d’adulte, et mon rêve se réalise enfin! Je me sens séduisante, je peux même porter des décolletés (attention, ils doivent être pro-allaitement!)

Dans ce miroir, je vois aussi l’énergie qui m’entoure qui a complètement changé. Mes cernes et ma fatigue sont maintenant dues à un amour inconditionnel et non plus au stress de ma vie surchargée.

Le mou

Je pourrais ici faire l’inventaire de ce qui est maintenant mou: mes fesses, mon ventre, mes cuisses, etc. Avec l’opération, je n’ai pas pu m’entraîner comme je l’aurais voulu. J’ai été forcé au sofa et au repos pour 8 semaines!

Je dois avouer que ce repos forcé me fait un grand bien! Sans cela, je me serais jeté à tête perdue dans l’entraînement quotidien pour être certaine de perdre mon poids et je me serais retrouvé avec ma vieille copine: l’obsession sur mon apparence physique. J’ai hâte de recommencer, oui, mais j’ai eu le temps de réfléchir à mes objectifs: me sentir bien dans ma peau.

Ma première baignade de l’été avec James 5 semaines postpartum

Ma cicatrice

Ce qui est spécial avec ce bout de chaire rafistolée, c’est que, même si elle est bien cachée, tout le monde sait qu’elle est là et tout le monde t’en parle.

“Est grosse comme ça à peu près?” (en mimant un espace plus ou moins réaliste de la dite plaie)

“Ca t’énerves-tu de devoir la cacher?”

“Ton bikini va la cacher anyways, c’est pas grave”

Toutes ses paroles qui me disent que je devrais trouver ça laid, cette porte par laquelle mon trésor le plus précieux est sorti. Bon, je ne te dis pas que c’est super cute, en plus la mienne n’est pas centrée et encore moins droite, mais c’est une plaie qui me rappelle que toute cette expérience est arrivée pour de vrai!

Parfois, je la touche du bout des doigts pour essayer de l’apprivoiser, pour essayer de l’accueillir comme faisant partie de moi. Je ne l’aime pas encore ma cicatrice, mais ça viendra.

Donc..

Donc, 6 semaines post-partum, la relation que j’ai avec mon corps commence à être positive, je me le réapproprie tranquillement, je réapprends à le connaître, ses nouvelles marques de guerres, ses nouveaux angles et défauts, mais aussi ses nouvelles beautés.