L’entraînement au sommeil – Notre expérience

Un James bien heureux de faire de belles nuits!

La première idée qui m’est venu en tête lorsqu’une amie m’a parlé d’entraînement au sommeil était celle d’une mère dépassée qui laissait pleurer son bébé pour avoir un peu de sommeil. Je ne juge pas celles qui prennent cette technique, mais ça n’en était pas une qui concordait avec mes valeurs. Lors du quatrième mois de James, mon monde s’est écroulé! Poussée de croissance, régression du sommeil, reflux acide, en voulais-Tu des problèmes, il les avait tous! Toutes ces phases et difficultés avaient évidemment un impact important sur son sommeil et du fait même, le mien. Durant 3 semaines, je ne pouvais dormir plus de 2 heures consécutives, il refusait de dormir ailleurs que sur moi et avait besoin de moi pour se rendormir à chaque fois… J’étais épuisée.

Ça n’est jamais facile pour une nouvelle maman de demander de l’aide, orgueil ou désir d’être capable toute seule… Quand ma patience et mon humeur ont atteint des bas fonds jamais vus , j’ai décidé de consulter une spécialiste en sommeil des enfants. J’étais hyper résistante sur beaucoup de points et elle a pris le temps pour m’expliquer le pourquoi du comment de chaque geste, chaque réaction de bébé et toute l’idéologie et la science derrière la technique qu’elle allait m’enseigner!

Destruction des préjugés que j’avais

Dans ma tête à moi, un bébé n’avait pas besoin d’apprendre à dormir, ça allait faire son temps et, avec sa maturation, il allait reprendre des cycles plus typiques. Voyez-vous, mon bébé dormait 6 heures consécutives dès la semaine 3 et je ne voyais pas pourquoi il ne recommencerait pas de lui-même. Le problème: j’avais fait tout ce qu’il ne fallait pas faire pour l’aider à dormir seul. Je ne le savais pas, mais je lui apprenais à avoir besoin de moi ou de “béquilles de sommeil” qui sont à la base de son incapacité à dormir plus de 2 heures seul la nuit et plus de 20 minutes le jour s’il n’était pas dans mes bras…

La base

Donc avant même de commencer à m’apprendre la technique, Char (la consultante), m’a demandé d’adapter la chambre de James à ses besoins réels: pas de lumière (même pas la petite veilleuse cute que je lui avais acheté), une machine à bruits blancs à cote du lit, pas de suce, pas de toutous, pas de doudou, une gigoteuse (ou un sac de sommeil si on veut le bon terme), et une chaise confortable pour toi juste à côté de la bassinette.

Elle m’a donc expliqué que les bébés naissent avec la capacité de s’endormir seuls. C’est nous, à force d’amour, que nous leur apprenons à avoir besoin de nous ou de “béquilles de sommeil”, c’est-à-dire les suces, les toutous, les veilleuses, la chaise berçante, le sein, etc. En les habituant à avoir tout cela au moment de tomber endormi, ils ressentent le besoin de les avoir lors du passage entre les cycles de sommeil. Le problème: un bébé de 4 mois ne peut pas prendre la suce et la remettre dans sa bouche de lui-même, il ne peut pas faire apparaître un sein et il ne peut pas se bercer tout seul. Donc? Il se réveille en criant à l’aide pour que maman vienne le rendormir.

Le processus

La première nuit, attaché y’a tuque avec de la broche, du tape gris et des tie wraps parce que c’est difficile de ne pas plier. On doit laisser bébé dans sa bassinette et rester près de lui à le flatter, lui parler, lui tapoter les fesses, essayer toutes les techniques possibles SANS le prendre dans ses bras ou lui donner les béquilles de sommeil habituelles. Je dois admettre ici que j’ai pris James dans mes bras 3 fois lors de la première nuit parce que je trouvais cela trop dur. Ce n’est pas la fin du monde, mais ça fait en sorte que James a compris que s’il pleurait assez fort, j’allais plier… donc la première fois que je l’ai mis au lit, il a pris 1h15 à s’endormir. Il a dormi 6 heures consécutives, a bu, s’est rendormi avec mon aide en 30 minutes et a fait encore 6 heures.

Il a rapidement pris l’habitude de téter ses doigts au lieu de la suce (son sevrage aura duré 20 minutes hihi), après 40 minutes, j’ai réalisé que James se calmait et arrêtait de pleurer quand il était sur le ventre et que je lui tapotais les fesses. La première nuit était passée et les nuits suivantes ont été en s’améliorant! Maintenant James peut dormir 9 heures consécutives, se réveille pour un boire et dort 2-3 heures. Nous travaillons maintenant sur les siestes! Le truc? Trouver le bon temps de réveil!

Le temps de quoi?

Une autre chose que j’ai apprise? James ne dormait pas assez durant le jour! En effet, on ne doit pas se fier à un horaire selon des heures, mais plutôt au temps que le bébé est réveillé. Pour mon James, les deux premiers jours, je le recouchais après 1h15 d’éveil le matin, puis 1h30, 1h45, etc. Après deux semaines, il a des périodes d’éveil qui varient entre 2 heures et 2 heures et demie. Ainsi, il n’est pas trop fatigué pour s’endormir seul et il est assez fatigué pour avoir besoin d’une sieste.

Les difficultés rencontrées

Comme je l’ai mentionné plus haut, j’ai eu beaucoup de résistance par rapport à certains éléments. Je ne voulais pas le mettre dans une gigoteuse parce que j’avais peur qu’il se sente coincé, maintenant j’adore!! Il ne se réveille plus parce qu’il a froid!! Je ne voulais pas non plus arrêter de l’endormir au sein… C’était nos petits moments à nous… puisque je l’endormissais au sein, il avait enregistré qu’il avait besoin du sein pour s’endormir et il avait associé le sein au sommeil donc il s’endormirait toujours au sein et ne complétait pas ses tétées. Résultat: j’allaitais aux 45 minutes! Je n’ai pas non plus suivi le plan exact au niveau de la transition vers l’autonomie complète. Je l’endors encore avec des petites tapotes sur les fesses et restes à ses côtés jusqu’à l’endormissement. Je trouvais qu’il n’était pas encore prêt (lire ici: la maman poule en moi n’était pas prête).

L’accompagnement

La consultante (tu trouveras ses coordonnées à la fin de l’article) a été disponible, bienveillante, patiente et à l’écoute. Elle trouvait des alternatives qui concordaient à mes besoins, aux besoins de James et elle ne paraissait jamais dérangée par mes résistances. Elle a bien pris le temps de tout nous expliquer, nous a fourni des outils, des liens et des preuves scientifiques qui appuyaient sa technique. Le programme a duré 2 semaines et elle s’assurait du déroulement et des progrès à chaque jour.

Cet article n’est pas commandité par la compagnie nommée

https://www.catchingfirefliessleep.com/

catchingfirefliessleep@gmail.com

One thought on “L’entraînement au sommeil – Notre expérience

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out /  Change )

Google photo

You are commenting using your Google account. Log Out /  Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out /  Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out /  Change )

Connecting to %s

%d bloggers like this: